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L’iGEM 2016 vu par Alexandra Momal (e-artsup promo 2017), médaillée d’or au sein de l’équipe iGEM IONIS

Alexandra Momal (e-artsup promo 2017) a fièrement porté les couleurs d’e-artsup au sein de l’équipe inter-écoles iGEM IONIS à l’origine du projet de drone anti-pollution Quantifly. Seule designer au sein de cette team médaillée d’or à l’issue de l’édition 2016 de l’International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), l’étudiante revient sur cette expérience mêlant graphisme et biologie de synthèse.

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Alexandra, entourée de Jessica Matias et Victor Plet (Sup’Biotech promo 2017), deux autres membres de la team iGEM IONIS, lors de la finale de l’iGEM 2016 à Boston
Crédit photo : iGEM Foundation & Justin Knight

La compétition iGEM 2016 s’est terminée il y a quelques semaines maintenant. Te rappeles-tu ton sentiment à l’annonce de l’obtention de votre médaille d’or ?
Oui, j’étais très soulagée ! Ce fut l’aboutissement d’un travail de longue haleine, pour tous les membres de l’équipe. En ce qui me concerne, j’avais rejoint l’iGEM IONIS au mois de mai 2016, juste après avoir terminé la chaire Digital Innovation for Business de HEC organisée avec e-artsup. Une fois intégrée à l’équipe, je n’ai pas arrêté ! Et là, d’entendre notre nom lors de la cérémonie finale, ça récompensait tous nos efforts. Cela nous montrait que nous n’avons pas fait tout ça pour rien.

Pourquoi avais-tu voulu rejoindre l’équipe iGEM IONIS au départ ?
En tant qu’étudiante de la filière Design Interactif, je m’intéressais de plus en plus aux biotechnologies et notamment au biomimétisme dans le cadre de mon mémoire. J’ai découvert cette approche au mois de février dernier et cela m’a tout de suite passionnée. Alors, quand e-artsup m’a appris qu’une équipe du Groupe IONIS cherchait un designer pour un projet autour des biotechnologies, je n’ai pas hésité une seule seconde. Au-delà de des contacts que cela allait pouvoir m’apporter et de l’intérêt pour mémoire, la cerise sur le gâteau était de pouvoir se rendre avec l’iGEM IONIS à Boston, pour la grande finale au MIT.

En tant qu’unique designer de l’équipe, comment s’est passée la collaboration ?
Ça s’est très bien passé. Les autres membres de l’équipe comprenaient tous les enjeux et surtout ce quel est le rôle d’un designer. Que ce soit avec les étudiants de l’EPITA et d’Epitech, avec qui j’ai beaucoup travaillé pour l’application et le site Web, ou avec ceux de Ionis-STM, l’IPSA et Sup’Biotech, le contact a toujours été de qualité. Clément Lapierre (Sup’Biotech promo 2017), le chef de projet, était à l’écoute. Idem pour l’équipe R&D avec qui j’ai œuvré sur la page Wiki du projet, une partie assez ardue à mettre en place. Au final, je suis très contente d’avoir pu partager cette expérience avec eux.

Ton rôle était central au sein de l’équipe. Quelles ont été tes missions ?
Je me suis occupée de tout le design, de A à Z. Pour autant, je ne suis pas partie d’une feuille vierge car les membres de l’équipe avaient des prérequis. Ils avaient des références en tête et l’envie d’avoir des visuels en Flat Design. J’ai donc essayé de répondre à leur demande tout en intégrant aux visuels un aspect 3D/isométrique. J’ai aussi réalisé le logo, les kakemonos, les posters de présentation du projet, le site Web et le graphisme de l’application et celui de la vidéo de Quantifly avec le soutien de Lena Babadjian (e-artsup promo 2015). Le plus difficile a finalement été la réalisation de la page Wiki sur la plateforme de l’iGEM où il a fallu tout coder en JavaScript sur une sorte de serveur open source plutôt compliqué à maîtriser. Heureusement, j’ai pu compter sur l’aide de Paul-Louis Nech (EPITA promo 2016) pour cette partie.



Et que retiens-tu du voyage aux États-Unis ? C’était un peu une récompense d’aller là-bas, non ?
Une grosse récompense, oui ! Même si, pour moi, le voyage est tombé dix jours avant le rendu de mon mémoire et que j’ai dû redoubler d’efforts, j’en garde un super souvenir. En plus, c’est la première fois que je me rendais aux États-Unis ! On a pu séjourner plusieurs jours au MIT, rencontrer les autres équipes françaises et étrangères, etc. D’ailleurs, comme nous étions une des rares équipes à intégrer une dimension graphique, les retours des autres formations ont souvent été plutôt élogieux, ce qui fait toujours plaisir. Enfin, après la finale, nous avons aussi eu la chance de passer une journée à New York. Un beau moment.

T’attendais-tu à recevoir cette médaille d’or et d’être nommé dans trois catégories, dont celle du « Best applied design » ?
Étant donné que nous avions beaucoup travaillé en amont et que notre projet respectait tous les critères d’éligibilité, nous nous attentions à la médaille d’or. Par contre, les trois nominations ont été une surprise. Même si nous n’avons pas remporté de prix supplémentaire, ces nominations nous ont rendu fiers. En tout cas, cela laisse entrevoir un beau défi à réaliser pour la future équipe iGEM IONIS qui, en plus d’une médaille d’or et de nominations, aura sûrement à cœur de faire encore mieux que nous en décrochant un prix ! C’est ce que nous leur souhaitons en tout cas !

Au final, que retiens-tu de cette aventure ?
La cohésion de notre équipe. C’est ça le plus important. Savoir surmonter les difficultés et les éventuels conflits, c’est capital. Pour réussir, on doit tous aller dans la même direction. Cela demande aussi une bonne organisation : chacun doit connaître sa place dans l’équipe et s’y tenir.

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