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Découvrez Tout le monde est un génie, le Grand Projet de fin d’études d’Amélie-Anne Laleque (promo 2019)


Campagne de sensibilisation à la dyslexie, Tout le monde est un génie simule cette dernière afin de la faire comprendre auprès du grand public. Une initiative originale, aussi graphique qu’instructive, que l’on doit à d’Amélie-Anne Laleque (e-artsup promo 2019), étudiante en 5e année de la filière Motion Design. Présente lors de l’exposition des Grands Projets de fin d’études pour dévoiler son travail, elle revient sur ce qui l’a poussée à développer une telle entreprise.



D’où est venue l’idée de créer la campagne Tout le monde est un génie ?

Amélie-Anne Laleque : Étant moi-même dyslexique, j’ai toujours trouvé qu’il y avait un réel manque au niveau de l’information et de la sensibilisation à ce sujet. Certes, beaucoup de choses sont faites pour les dyslexiques, mais très peu servent pour les aider à faire comprendre leur trouble à leur entourage. C’est comme ça que l’idée a commencé à germer en moi !

 

Comment as-tu procédé pour arriver à tes fins ?

J’ai créé des exercices utilisant le même principe que le décodage afin de permettra à chacun de se mettre à la place d’un dyslexique, vivre la compensation et découvrir l’état psychologique d’une personne vivant avec ce trouble. Ces exercices sont voués à être présents sur une plateforme dédiée, encore au stade de prototype, mais aussi sur les réseaux sociaux via Facebook et sur de la documentation print. D’ailleurs, je me suis rapprochée d’orthophonistes pour leur présenter ma démarche et leur permettre d’utiliser justement ces exercices. Et lors de l’exposition à e-artsup, mon stand aussi faisait office d’exercice en quelque sorte puisqu’il a été conçu comme une anamorphose : on pouvait découvrir plein de choses devant en jouant avec les angles de vue et les espaces !



 Qu’ont pensé les orthophonistes de ton initiative ?

Ils ont beaucoup apprécié ! Au début, le projet ne s’adressait pas vraiment à eux – leur travail consiste bien souvent à travailler auprès d’enfants dyslexiques –, mais comme derrière chaque enfant se cachent des parents inquiets ayant besoin d’explications, ils ont vite vu l’intérêt du dispositif. Avec Tout le monde est un génie, ils peuvent faire expérimenter aux parents cette forme de handicap afin de leur permettre de mieux comprendre ce que leur enfant vit. C’est un vrai plus.

 

Comment, en tant que dyslexique, as-tu pu réussir à développer de tels exercices ? Était-ce un défi personnel ?

Pas du tout ! En effet, avec le temps, on apprend à compenser la dyslexie et arriver à lire tout ce qui nous entoure. Bien au contraire, j’ai beaucoup aimé me renseigner pour décliner l’approche sur différents supports, rencontrer des gens concernés par mon problème et passionnés par la dyslexie, mais aussi répondre à plein de questions, dont certaines que je me posais et auxquelles je n’avais pas forcément de réponses !