Apprivoisez l'IA avant qu'on vous y oblige

Alumni Promotion 2025

Antoine Kiszka

Directeur Artistique (Branding & Identité de marque) - Agence & Freelance

Moi c’est Antoine, 24 ans, Directeur Artistique à Lille. Mon truc, c’est les marques qui marquent. Je partage mon temps entre l’agence Kamelecom, où je suis DA en CDI, et mon activité de freelance. Branding, identité visuelle, motion, UX/UI : j’aime quand une idée tient debout sans qu’on ait à l’expliquer. Plus de 200 projets au compteur, et toujours la même envie de raconter quelque chose.

Témoignage

Dans quelle entreprise travailles-tu aujourd’hui ? Et à quel poste ?

Je suis Directeur Artistique en CDI chez Kamelecom, une agence de communication 360 augmentée à l’IA, basée à Faches-Thumesnil dans la métropole lilloise. J’y suis arrivé en alternance pendant mon master à e-artsup, et l’agence m’a embauché dans la foulée de mon diplôme. J’y travaille sur des marques très variées, du grand groupe industriel à la PME régionale, sur des sujets de plateforme de marque, branding, campagnes 360, motion et UX/UI.

En parallèle, je développe ma propre activité en freelance sous le nom Antoine Kiszka, Directeur Artistique (antoinekiszka.fr). C’est un terrain de jeu indispensable. Ça me permet de choisir mes projets, d’explorer des univers que je ne croiserais pas forcément en agence, et de continuer à challenger ma manière de travailler.

 

Peux-tu nous dire rapidement quelle est ton expérience vis-à-vis d’e-artsup ?

Mon entrée à e-artsup

Je suis arrivé à e-artsup Lille après un bachelor Responsable Projet Communication Marketing à Esupcom, où j’étais déjà en alternance et où je sentais que mon centre de gravité se déplaçait clairement vers la création plutôt que la stratégie pure. Il me fallait une école qui pousse vraiment la partie artistique tout en me laissant continuer à travailler en agence. e-artsup cochait toutes les cases : un master Direction Artistique exigeant, l’alternance possible, et une vraie ouverture sur le product design via l’option UX/UI qui m’intéressait.

 

Le parcours et les moments marquants

Mon master, c’est surtout la construction d’un point de vue. Apprendre à défendre des partis pris, à choisir, à assumer. Le moment charnière, ça a clairement été mon mémoire de fin d’études. Je l’ai consacré à Solly, une association lilloise que j’accompagne bénévolement en direction artistique depuis 2023. Travailler à fond sur un projet qu’on porte vraiment, ça change la façon dont on aborde tous les autres briefs. Le mémoire a été classé 1er du jury, et au-delà du diplôme, Solly a continué sa route. La carte solidaire a remporté le Prix FEVAD 2026, ce qui reste à ce jour l’une de mes plus grandes fiertés.

 

Les expériences humaines

Ce qui fait une école, ce sont les gens. À e-artsup, j’ai rencontré des profils qui n’avaient pas du tout le même background créatif que moi, et c’est exactement ce qu’il me fallait pour me décentrer. On se challenge davantage quand on bosse à côté de gens qui ne pensent pas comme nous.

Côté intervenants, j’ai été marqué par les pros qui venaient sans filtre, avec des retours cash sur nos projets. Pas du « c’est joli » poli, mais du vrai feedback de DA. C’est là qu’on apprend que défendre un projet, ce n’est pas le présenter, c’est tenir une intention de bout en bout.

 

Les expériences professionnelles

J’ai construit mon parcours en alternance comme une suite logique. D’abord chargé de communication à l’agence La Quincaillerie pour comprendre la partie stratégique et le brief client, puis graphiste pour entrer dans la matière, et enfin directeur artistique à Kamelecom pendant tout le master. Le luxe, c’est d’avoir vu la chaîne complète, du cadrage stratégique à la livraison finale. Quand on sort d’école avec déjà cinq ans d’agence derrière soi et plus de 200 projets clients livrés, on n’arrive pas dans le métier, on continue ce qu’on faisait déjà, mais avec un cran de plus.

Parcours

2025 - Présent

Directeur Artistique (CDI) – Kamelecom

Direction artistique de campagnes 360 et de plateformes de marque pour les clients de l’agence. Branding, identité visuelle, motion, UX/UI, signalétique. Intégration de workflows IA dans la production créative.

2025 - Présent (en parallèle - projet entrepreneurial)

Directeur Artistique (Freelance) – Antoine Kiszka

Activité indépendante en micro-entreprise. Branding, identité visuelle, motion, UX/UI pour marques, startups et associations.

2023 - 2025

Directeur Artistique (Alternance) – Kamelecom

Conception et production de campagnes 360 pour les clients de l’agence en parallèle du master e-artsup. Branding, motion, édition, brand content.

2023 - Présent (en parallèle - projet entrepreneurial)

Direction Artistique (Bénévole) – Solly, la carte solidaire

Accompagnement DA de l’association depuis sa structuration. Naming, branding, custom font, motion, UX/UI, campagnes. Prix FEVAD 2026. Sujet de mon mémoire de fin d’études (1er du jury).

2023 - Présent (en parallèle - projet entrepreneurial)

Co-dirigeant & Directeur Artistique, Yvette (marque de vêtements)

Direction artistique globale d’une marque de prêt-à-porter co-fondée avec mes associés.

2022 - 2023

Graphiste (Alternance) – La Quincaillerie

Création de supports print et digitaux pour les marques de l’agence. Identité visuelle, mise en page, déclinaisons.

2021 - 2022

Chargé de communication (Alternance) – La Quincaillerie

Suivi stratégique des comptes clients, brand content, coordination des productions créatives.

Galerie

Son conseil

J’en donnerais trois, parce que je n’arrive jamais à choisir.

 

N’attendez pas la fin des études pour bosser sur des vrais projets. Une association, la marque d’un pote, la refonte sauvage de l’identité d’un commerce que vous aimez, peu importe. C’est en se confrontant à un brief réel, avec un vrai destinataire, qu’on apprend ce que l’école ne peut pas vous enseigner : défendre une idée, gérer des allers-retours, livrer dans les temps. Mon mémoire est né comme ça, en accompagnant Solly bénévolement deux ans plus tôt.

Soignez votre point de vue plus que votre technique. À compétences logicielles égales, ce qui fait la différence en entretien ou en pitch, ce n’est pas votre maîtrise de Photoshop, c’est ce que vous avez à dire avec. Lisez, regardez ce qui sort, suivez les agences qui vous font envie (Buzzman, BETC, Marcel, La Chose…), démontez mentalement chaque campagne qui vous parle. Plus vous nourrissez l’œil, plus vous devenez pertinent.

Apprivoisez l’IA avant qu’on vous y oblige. Ce n’est ni la fin du métier, ni un gadget. C’est un outil qu’il faut intégrer intelligemment dans son workflow. Ceux qui savent déjà la manier dans une logique créative (et pas en mode prompt-magique) sont aujourd’hui ceux qu’on cherche en agence. Profitez de l’école pour expérimenter sans pression de rentabilité.